Le Prix Farel
Festival documentaire humaniste organisé tous les deux ans à Neuchâtel, le Prix Farel décrypte les défis éthiques et le fait religieux contemporain. Il allie films, rencontres et formations. Accessible à tout le monde, il se veut intergénérationnel et à taille humaine. Une approche qui préserve la qualité des œuvres et des invités sélectionnés tout en s'accordant à l'époque. C'est aussi grâce à vos contributions que le Prix Farel peut avoir lieu. Merci!
inspiré par Guillaume Farel
L'appellation «Farel» s’inspire volontairement de l’histoire du réformateur français Guillaume Farel (1489, Gap-1565, Neuchâtel). Dès son adhésion aux idées de la Réforme, il devint l’envoyé du puissant canton de Berne pour «évangéliser» les terres francophones. C’est ainsi qu’il arriva à Neuchâtel où son action et ses discours connurent un impact décisif. Usant de tous les moyens de communication possibles de l’époque, place publique, auberge et même le tribunal, il se plaisait à transgresser certaines lois pour obtenir le droit d’être jugé. Il profitait alors d’inclure dans sa défense l’annonce de la Réforme. Bien avant l’heure, il avait compris que l’essentiel en communication consistait à occuper le terrain. Cela, même dans la polémique et au détriment de sa respectabilité personnelle – une dimension qui peut particulièrement interroger aujourd'hui.
Dans une vidéo réalisée pour le Prix Farel, les journalistes Marie Destraz et Anne-Julie Ruz reviennent sur ce personnage haut en couleurs et sur son lien avec la ville de Neuchâtel.
Notre histoire
1967 – Naissance du Prix Farel
Les Églises réformées de Suisse romande créent un prix qui récompense la meilleure émission protestante diffusée sur la TSR. Il porte le nom de Guillaume Farel, figure de la Réforme en Suisse romande et en particulier à Neuchâtel.
1973 – Ouverture œcuménique
La formation d’un pasteur dédié à la réalisation des émissions religieuses de la TSR rend le prix obsolète: il aurait toujours récompensé la même personne. On l'élargit ainsi aux émissions religieuses francophones diffusées sur TF1, RTBF et Radio Canada. En 1984, il inclura les pays latins et, en 1990, les télévisions locales.
Dès 1973 – Un lieu d'échange pour les professionnels
Le Prix Farel devient un espace de rencontre et de réflexion commune entre producteurs et réalisateurs des émissions religieuses francophones. Devenu biennal, il alterne avec un séminaire européen organisé les années impaires.
1998 – Création d'une catégorie “Profane”
Le Prix s’ouvre aux émissions non religieuses abordant ponctuellement des thèmes spirituels. Deux catégories sont désormais distinguées: «Eglises» et «Profane».
2006 – Naissance d'un festival international
Les émissions sont désormais classées par durée (court, moyen, long métrage). Le concours prend le nom de Festival international du film à thématique religieuse. Création de l’Association Prix Farel pour structurer et pérenniser l’événement.
2016 – Ouverture à la fiction
Une nouvelle catégorie est créée pour récompenser les films de fiction.
2018 – Le jury devient interreligieux
Le jury devient interreligieux et se dote d'une grille de critères pour choisir ses lauréats. Lors de cette édition, le festival collabore avec les Universités de Lausanne et Neuchâtel pour favoriser les échanges entre étudiants et réalisateurs.
2019 – Une nouvelle identité plus large
Le festival adopte le nom «Prix Farel – Festival international de film – spiritualité, éthique, religion», marquant son ouverture à une approche plus large de la spiritualité et de l’éthique.
2023 – Une année sans festival
Depuis l'édition 2021, une partie de l’équipe a pris d'autres fonctions et les sources de financement historiques ont évolué. Le festival n'aura pas lieu notamment pour des raisons financières.
2024 – Le festival renait et s'ouvre aux formats numériques
La journaliste Camille Andres devient directrice et le comité se renouvelle pour mettre sur pied un nouveau format en douze mois. Le Prix s’ouvre aux explainers, courtes vidéos web, et propose des débats publics sur la désinformation et les nouveaux codes médiatiques. L’objectif: éduquer aux médias, encourager l’esprit critique et soutenir les jeunes créateurs.






