Le Prix Farel va plus loin dans la rencontre de l’autre
En 2026, le festival renforce son offre pour le grand public tout en restant accessible à prix libre.

Tous les deux ans à Neuchâtel, le Prix Farel propose au public d’échanger en toute convivialité, après avoir vu des documentaires, courts, longs, des créations webs avec ses auteurs et autrices, sur des thèmes aussi différents qu’Alzheimer, l’IA ou le droit des enfants, mais avec comme point commun de rentrer dans l’univers de l’autre. Pour sa nouvelle édition le Prix Farel renforce son offre à destination du grand public: exposition, films hors compétition, soirée d’ouverture... Le tout en entrée libre.
Du 19 au 22 novembre, le cinéma Rex accueillera une nouvelle édition du Prix Farel, deux ans après la précédente. Durant trois jours, de 9h à 23 h, le public pourra voir une trentaine de documentaires. Comme à chaque édition depuis 1967, après chaque projection, il sera possible d’en discuter avec les auteurs. Nouveauté, cette année le festival se dote d’un lieu convivial pour prolonger les échanges et accueillir d’autres discussions : le café Farel. Situé dans la salle de l’Académie de l’Hôtel DuPeyrou, il accueillera également un stand de livres, une exposition photo, de quoi se restaurer et se parler après chaque projection.
La devise du festival cette année : « Des histoires qui nous rapprochent », ou comment transmettre l’ouverture à l’autre. Les sujets sont multiples mais avec la même ambition : découvrir une réalité, une problématique, mieux l’appréhender et, pourquoi pas, s’y investir par la suite. Une manière, pour la jeune équipe qui a repris ce festival depuis 2024, de donner un poids plus important à l’humanisme, au cœur du Prix Farel depuis l’origine.
Du massacre de la Saint-Barthélémy raconté comme si l’enquête sur ses organisateurs était faite en direct (Tuer au nom de Dieu, enquête sur le massacre de la Saint-Barthélémy, réal. Hugues Nancy), à la conversation d’une vieille dame avec un assistant virtuel pour tromper sa solitude (La conversation, Julie Sanchez et Najla Barouni), en passant par les violences commises contre les enfants, que cela soit au sein de la famille (Je me souviens, Miguel Béchet) ou de l’institution religieuse (Ceci est mon corps, Jérôme Clément-Wilz), les thèmes sont très variés. Tout comme les formats: cinq prix seront remis lors de cette édition. Documentaires longs cinéma, documentaires longs TV, documentaires courts, création web ainsi que le grand retour du Prix du Public, si important pour ce festival.
Un film documentaire n’est pas antinomique avec l’émotion, au contraire. Voir les soins prodigués à de grands prématurés, l’écoute et l’aide apportée aux demandeuses d’asile victimes de violences sexistes et sexuelles ou ressentir la joie commune d’une famille assyrienne en pèlerinage sur la terre de ses racines : c’est tout cela qu’offre le Prix Farel, qui s’ouvrira cette année avec la projection des deux premiers épisodes de la série Placée, avec Isabelle Carré, diffusée cet automne sur la RTS.
Pour les médias, de nombreux auteurs et autrices de films et participant·es seront disponibles pour des interviews, que cela soit pendant le festival ou en amont, pour annoncer celui-ci.
Moins confessionnel, plus grand public
Créé dans les années 1960 pour récompenser les meilleurs émissions religieuses protestantes, le festival s’est ouvert à l’œcuménisme puis aux questions éthiques et aconfessionnelles dans les années 2000. Il traite désormais du fait religieux, éthique, spirituel de manière plus vaste, de sujets de société et même d’écologie. D’un festival spécialisé sur le fait religieux, il s’ouvre depuis les années 2000 à toute personnes curieuse de l’autre, et depuis 2024 au grand public, se voulant intergénérationnel et à taille humaine. Une ouverture encore plus marquée en 2026, par les nombreux partenariats noués (exposition photo, stand de livres, Prix pour les jeunes Je n’ai pas fait que regarder, soirée JIDEAC*, projections de films hors compétition, partenariat avec Neuchâtel films pour mettre en valeur les talents locaux, atelier sur comment écrire pour YouTube…).
*Journée Internationale des Droits de L’Enfant au Cinéma
